Salut! C'est à nouveau François - surprise! - qui continue la suite de nos aventures dans les Balkans, pendant que Mémé fait bravement notre lavage! On la remercie!
Pour notre 3e journée au Montenegro, on avait prévu d'explorer la baie de Kotor. Car il y a plus que la ville de Kotor: de charmants villages sont nichés sur les bords de ce bras de mer magnifique, et on comptait bien aller les visiter. C'est donc une fois avoir déjeuné qu'on s'est dirigés vers la gare, dans l'optique de se rendre au village de Perast. Sur place, on s'est rendus compte qu'on pouvait déjà acheter nos billets pour Dubrovnik, en Croatie, où on comptait se rendre le lendemain. À noter que le Lonely Planet recommande fortement de réserver les billets de bus internationaux 24h d'avance... On achète donc les billets, mais au moment de payer, on s'est rendus compte qu'il ne nous restait pas assez d'argent pour ce faire, et que notre bus vers Perast partait dans 5 minutes. "OK attends, je cours à l'auberge chercher de l'argent!." m'a dit Mémé avant même que j'aie pu lui opposer que ça me paraissait difficilement faisable compte tenu du délai imparti! Je quitte donc le guichet sans les billets pour Dubrovnik. Quelques minutes passent... Le bus pour Perast arrive, et Mémé n'est toujours pas là. Les gens montent dans le bus, puis celui-ci démarre, quitte le quai... puis Mémé réapparait, hors d'haleine! Je fais signe au chauffeur, qui arrête au dernier moment, puis nous montons. Ouf! Juste de même, Mémé a couru 1km aller-retour (+ le temps pour aller chercher l'argent à l'hostel) en moins de 5 minutes! Malheureusement, par contre, on n'avait pas eu le temps d'acheter les billets vers Dubrovnik... Toute une course folle pour rien!
Le trajet vers Perast, le long de la baie, de Kotor, a été un régal pour les yeux (mer et montagne!), puis le chauffeur nous a débarqué dans le village. Perast, c'est un petit village regroupant vieilles églises et villas blanches et rouges. C'est un ben bel endroit, même si c'est aussi assez touristique. On s'est reposés un instant sur la place principale, face à la mer, au son des agréables mélodies de la guitare d'un Monténégrin. Il faisait un temps superbe (lire: ciel bleu et temps chaud à souhait), et le paysage était très beau! On a marché un peu sur le bord de l'eau en se faisant constamment aborder par des gens qui voulaient nous amener en bateau à l'île de Notre-Dame des Roches, située juste en face de Perast. Parce qu'il y a deux minuscules îlots en face de Perast, qui abritent respectivement un monastère et une église (Notre-Dame des roches, ainsi nommée parce que toute l'île et l'église ont été construits, vous l'aurez deviné, avec des roches.) Comme si ce n'était déjà pas assez beau! Même si c'était cher (5 euros par personne pour une ride de bateau de 2 minutes), ça me tentait vraiment d'y aller! On a fini par être abordés par un gars vraiment timide qui nous a demandé si on voulait aller avec lui en bateau vers l'île. Étant donné son extrême amabilité, c'est donc avec lui qu'on est partis!
Bon, ok, c'était effectivement trop cher pour pas grand'chose: le tour de bateau a duré 5 minutes et, sur l'île, même si les vues et l'église étaient jolies, l'endroit a rapidement été pris d'assaut par des croisiéristes en provenance d'un plus gros bateau. L'endroit étant minuscule, on s'est vite retrouvés à se faire marcher sur les pieds! Verdict: pour vrai, le tour de bateau n'en vaut pas vraiment la peine, au prix où ils le proposent!
Après une petite marche dans le village, on a repris le bus en direction d'Herceg Novi, une petite ville située à l'ouverture de la baie. À nouveau, le trajet a été magnifique (la route qui ceinture la baie est décidément extraordinaire)! Une fois en ville, on a été manger d'excellents poivrons farcis à la viande et une salade grecque dans un petit resto. Puis, on est partis à la découverte de la vieille ville, avec ses forteresses, ses petites rues et ses belles places. Surprise: ici, il y avait bien moins de touristes, bien que la ville soit très belle! Ça faisait du bien après Kotor et Perast! En fait, il n'y avait pas grand monde dans les rues... parce que tout le monde était à la plage! Herceg Novi est située sur le bord de la mer et possède de nombreuses plages de galets... évidemment prises d'assaut par les Monténégrins et les Russes tout l'été durant! On s'est donc promené un moment sur le boardwalk en face de la mer (avec des tunnels pour traverser certaines falaises!) avant de s'arrêter un moment sur une plage à l'ombre d'un rocher, question de faire une petite baignade! On vous a parlé de l'eau? Ici, même si elle n'est pas aussi chaude qu'on pourrait le croire, elle est turquoise-translucide! Pas mal!
Sauf que n'allez pas vous imaginer que vous allez être seuls sur la plage. Ici (comme partout au Monténégro), il y a plein de gens sur les plages, et nous ne sommes même pas en haute saison encore! Restos et hôtels se disputent chaque mètre de côte, et disposent chaises et parasols sur les plages, alors que de la musique pop s'échappe des hauts parleurs disposés un peu partout dans les établissements balnéaires. C'est un style de vacances de plage qui fait très "Miami" et qu'on n'est pas sûr d'aimer. (Mémé: en fait moi je suis sûre de ne pas aimer haha!). Ce qui nous allume côté plage, ce sont les longues étendues de sable quasi désertes, sauvages ou encore peu développées... Mettons que ce n'est pas la même chose ici, même si le paysage est très beau!
Après la baignade, on a marché à nouveau avant de reprendre le bus vers Kotor, refaisant le décidément extraordinaire trajet le long de la baie en sens inverse. Une fois à la gare de Kotor, on a finalement pu acheter nos billets pour Dubrovnik!
On s'était dit qu'on pourrait aller souper à Tivat, une autre ville côtière de l'autre côté des montagnes qui ceinture Kotor. Après 15 minutes de trajet (oui, le Montenegro, c'est petit), on a jeté notre dévolu sur un resto sympathique où le dévoué serveur nous a servi de bons mais lourds spaghettis carbonara. (Mémé: Le Montenegro et l'Albanie ont une bonne tradition de cuisine italienne; pâtes et pizzas sont sur chaque menu! Le Montenegro dû à l'influence de Venise, des Vénitiens et des Italiens, l'Albanie en raison aussi de l'occupation italienne entre les deux guerres.) Après avoir gros mangé, on a exploré Tivat by night (il était près de 21h). Tivat est une petite ville où un milliardaire canadien a construit un luxueux quartier, Porto Montenegro, il y a quelques années. Cet ensemble d'hôtels et de boutiques de luxe se double d'une marina où peuvent s'amarrer des yachts qu'une vie entière de mes économies ne me permettraient même pas d'acheter! Comme le mentionne le Lonely Planet, c'est vraiment la place idéale pour désespérer sur les inégalités dans le monde! Cela dit, l'endroit était très animé et il était franchement agréable de se promener sur le bord de mer. On a longuement marché dans la marina, s'amusant à comparer les immenses yachts entre eux. Planchers de bois franc, écrans plasma, mobilier de luxe, oeuvres d'arts... rien n'est trop beau! Les yachts, certains de 3 étages, étaient amarrés tout près du boardwalk principal, si bien que leurs riches propriétaires se faisaient servir le repas par des serveurs en veston sur leur terrasse à l'arrière du yacht sous l'oeil curieux des passants! Mettons qu'il faut être un peu (beaucoup) show off...
Après ce petit détour dans cet univers où l'argent pousse dans les arbres, on est revenus en bus local vers Kotor. Ce qui promettait de n'être qu'un trajet de bus sans histoire s'est révélé être beaucoup plus divertissant quand on a réalisé que celui-ci revenait à Kotor en faisant le tour de la péninsule de Lepetani et non via le tunnel de la route principale. Rapidement, la route est devenue une étroite bande d'asphalte à une voie, situé à un mètre à peine de la surface de l'eau. Le chauffeur n'en avait cure et roulait à des vitesses impossibles en pleine nuit sur ce chemin plein de courbes! Évidemment, on a croisé un bon nombre de voitures venant en sens inverse, des situations où notre chauffeur manoeuvrait comme il le pouvait son gros bus pour contourner ou laisser passer le véhicule, ce qui se traduisait par des roues dangereusement proches de l'eau, des poubelles malmenées ou des miroirs miraculeusement épargnés! Pour vous donner une idée, on avait l'impression d'être dans le bus magique qu'Harry Potter emprunte dans le 3e livre de la série! Un trajet bien plaisant!
De retour à l'hostel à Kotor, Mémé s'est lancée dans le lavage (merciiiii!!) alors que je faisais un peu de blog. Malheureusement, le savon à lessive n'a pas pu débarrasser le dortoir de l'odeur rance et tenace qui émanait du gars qui avait son lit juste à côté du nôtre! Conseil: lorsque vous êtes dans une auberge de jeunesse, ne négligez pas votre hygiène, par pitié pour les autres!
Dubrovnik et la Croatie suivent dans peu de temps!
Pour notre 3e journée au Montenegro, on avait prévu d'explorer la baie de Kotor. Car il y a plus que la ville de Kotor: de charmants villages sont nichés sur les bords de ce bras de mer magnifique, et on comptait bien aller les visiter. C'est donc une fois avoir déjeuné qu'on s'est dirigés vers la gare, dans l'optique de se rendre au village de Perast. Sur place, on s'est rendus compte qu'on pouvait déjà acheter nos billets pour Dubrovnik, en Croatie, où on comptait se rendre le lendemain. À noter que le Lonely Planet recommande fortement de réserver les billets de bus internationaux 24h d'avance... On achète donc les billets, mais au moment de payer, on s'est rendus compte qu'il ne nous restait pas assez d'argent pour ce faire, et que notre bus vers Perast partait dans 5 minutes. "OK attends, je cours à l'auberge chercher de l'argent!." m'a dit Mémé avant même que j'aie pu lui opposer que ça me paraissait difficilement faisable compte tenu du délai imparti! Je quitte donc le guichet sans les billets pour Dubrovnik. Quelques minutes passent... Le bus pour Perast arrive, et Mémé n'est toujours pas là. Les gens montent dans le bus, puis celui-ci démarre, quitte le quai... puis Mémé réapparait, hors d'haleine! Je fais signe au chauffeur, qui arrête au dernier moment, puis nous montons. Ouf! Juste de même, Mémé a couru 1km aller-retour (+ le temps pour aller chercher l'argent à l'hostel) en moins de 5 minutes! Malheureusement, par contre, on n'avait pas eu le temps d'acheter les billets vers Dubrovnik... Toute une course folle pour rien!
Le trajet vers Perast, le long de la baie, de Kotor, a été un régal pour les yeux (mer et montagne!), puis le chauffeur nous a débarqué dans le village. Perast, c'est un petit village regroupant vieilles églises et villas blanches et rouges. C'est un ben bel endroit, même si c'est aussi assez touristique. On s'est reposés un instant sur la place principale, face à la mer, au son des agréables mélodies de la guitare d'un Monténégrin. Il faisait un temps superbe (lire: ciel bleu et temps chaud à souhait), et le paysage était très beau! On a marché un peu sur le bord de l'eau en se faisant constamment aborder par des gens qui voulaient nous amener en bateau à l'île de Notre-Dame des Roches, située juste en face de Perast. Parce qu'il y a deux minuscules îlots en face de Perast, qui abritent respectivement un monastère et une église (Notre-Dame des roches, ainsi nommée parce que toute l'île et l'église ont été construits, vous l'aurez deviné, avec des roches.) Comme si ce n'était déjà pas assez beau! Même si c'était cher (5 euros par personne pour une ride de bateau de 2 minutes), ça me tentait vraiment d'y aller! On a fini par être abordés par un gars vraiment timide qui nous a demandé si on voulait aller avec lui en bateau vers l'île. Étant donné son extrême amabilité, c'est donc avec lui qu'on est partis!
Bon, ok, c'était effectivement trop cher pour pas grand'chose: le tour de bateau a duré 5 minutes et, sur l'île, même si les vues et l'église étaient jolies, l'endroit a rapidement été pris d'assaut par des croisiéristes en provenance d'un plus gros bateau. L'endroit étant minuscule, on s'est vite retrouvés à se faire marcher sur les pieds! Verdict: pour vrai, le tour de bateau n'en vaut pas vraiment la peine, au prix où ils le proposent!
Après une petite marche dans le village, on a repris le bus en direction d'Herceg Novi, une petite ville située à l'ouverture de la baie. À nouveau, le trajet a été magnifique (la route qui ceinture la baie est décidément extraordinaire)! Une fois en ville, on a été manger d'excellents poivrons farcis à la viande et une salade grecque dans un petit resto. Puis, on est partis à la découverte de la vieille ville, avec ses forteresses, ses petites rues et ses belles places. Surprise: ici, il y avait bien moins de touristes, bien que la ville soit très belle! Ça faisait du bien après Kotor et Perast! En fait, il n'y avait pas grand monde dans les rues... parce que tout le monde était à la plage! Herceg Novi est située sur le bord de la mer et possède de nombreuses plages de galets... évidemment prises d'assaut par les Monténégrins et les Russes tout l'été durant! On s'est donc promené un moment sur le boardwalk en face de la mer (avec des tunnels pour traverser certaines falaises!) avant de s'arrêter un moment sur une plage à l'ombre d'un rocher, question de faire une petite baignade! On vous a parlé de l'eau? Ici, même si elle n'est pas aussi chaude qu'on pourrait le croire, elle est turquoise-translucide! Pas mal!
Sauf que n'allez pas vous imaginer que vous allez être seuls sur la plage. Ici (comme partout au Monténégro), il y a plein de gens sur les plages, et nous ne sommes même pas en haute saison encore! Restos et hôtels se disputent chaque mètre de côte, et disposent chaises et parasols sur les plages, alors que de la musique pop s'échappe des hauts parleurs disposés un peu partout dans les établissements balnéaires. C'est un style de vacances de plage qui fait très "Miami" et qu'on n'est pas sûr d'aimer. (Mémé: en fait moi je suis sûre de ne pas aimer haha!). Ce qui nous allume côté plage, ce sont les longues étendues de sable quasi désertes, sauvages ou encore peu développées... Mettons que ce n'est pas la même chose ici, même si le paysage est très beau!
Après la baignade, on a marché à nouveau avant de reprendre le bus vers Kotor, refaisant le décidément extraordinaire trajet le long de la baie en sens inverse. Une fois à la gare de Kotor, on a finalement pu acheter nos billets pour Dubrovnik!
On s'était dit qu'on pourrait aller souper à Tivat, une autre ville côtière de l'autre côté des montagnes qui ceinture Kotor. Après 15 minutes de trajet (oui, le Montenegro, c'est petit), on a jeté notre dévolu sur un resto sympathique où le dévoué serveur nous a servi de bons mais lourds spaghettis carbonara. (Mémé: Le Montenegro et l'Albanie ont une bonne tradition de cuisine italienne; pâtes et pizzas sont sur chaque menu! Le Montenegro dû à l'influence de Venise, des Vénitiens et des Italiens, l'Albanie en raison aussi de l'occupation italienne entre les deux guerres.) Après avoir gros mangé, on a exploré Tivat by night (il était près de 21h). Tivat est une petite ville où un milliardaire canadien a construit un luxueux quartier, Porto Montenegro, il y a quelques années. Cet ensemble d'hôtels et de boutiques de luxe se double d'une marina où peuvent s'amarrer des yachts qu'une vie entière de mes économies ne me permettraient même pas d'acheter! Comme le mentionne le Lonely Planet, c'est vraiment la place idéale pour désespérer sur les inégalités dans le monde! Cela dit, l'endroit était très animé et il était franchement agréable de se promener sur le bord de mer. On a longuement marché dans la marina, s'amusant à comparer les immenses yachts entre eux. Planchers de bois franc, écrans plasma, mobilier de luxe, oeuvres d'arts... rien n'est trop beau! Les yachts, certains de 3 étages, étaient amarrés tout près du boardwalk principal, si bien que leurs riches propriétaires se faisaient servir le repas par des serveurs en veston sur leur terrasse à l'arrière du yacht sous l'oeil curieux des passants! Mettons qu'il faut être un peu (beaucoup) show off...
Après ce petit détour dans cet univers où l'argent pousse dans les arbres, on est revenus en bus local vers Kotor. Ce qui promettait de n'être qu'un trajet de bus sans histoire s'est révélé être beaucoup plus divertissant quand on a réalisé que celui-ci revenait à Kotor en faisant le tour de la péninsule de Lepetani et non via le tunnel de la route principale. Rapidement, la route est devenue une étroite bande d'asphalte à une voie, situé à un mètre à peine de la surface de l'eau. Le chauffeur n'en avait cure et roulait à des vitesses impossibles en pleine nuit sur ce chemin plein de courbes! Évidemment, on a croisé un bon nombre de voitures venant en sens inverse, des situations où notre chauffeur manoeuvrait comme il le pouvait son gros bus pour contourner ou laisser passer le véhicule, ce qui se traduisait par des roues dangereusement proches de l'eau, des poubelles malmenées ou des miroirs miraculeusement épargnés! Pour vous donner une idée, on avait l'impression d'être dans le bus magique qu'Harry Potter emprunte dans le 3e livre de la série! Un trajet bien plaisant!
De retour à l'hostel à Kotor, Mémé s'est lancée dans le lavage (merciiiii!!) alors que je faisais un peu de blog. Malheureusement, le savon à lessive n'a pas pu débarrasser le dortoir de l'odeur rance et tenace qui émanait du gars qui avait son lit juste à côté du nôtre! Conseil: lorsque vous êtes dans une auberge de jeunesse, ne négligez pas votre hygiène, par pitié pour les autres!
Dubrovnik et la Croatie suivent dans peu de temps!
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