dimanche 28 juin 2015

Premier aperçu du Montenegro


Salut! C'est encore François!

À 6h30 du matin, après une courte nuit sur le matelas soufflé dans la minuscule chambre de Dom et un déjeuner de toasts au speculoos rapidement avalé, nous étions au coin de la rue à attendre notre bus vers l'aéroport Charles de Gaulle. Eh oui: au revoir Paris, bonjour Montenegro! Arrivés beaucoup trop tôt au terminal , on a patienté dans un hall au décor trop enfantin avant de faire la file au comptoir d'Air Serbia. Direction Podgorica (Montenegro), via Belgrade (Serbie)! Déjà, les passagers autour de nous parlaient des langues plus exotiques que le Français de France!

Une fois l'enregistrement effectué, on a passé les douanes avant de déjeuner de quelques viennoiseries. On a ensuite attendu notre vol, réveillant au passage notre voisin de chaise qui s'était endormi alors que l'embarquement avait commencé! Une fois à bord de l'avion, on s'est endormis jusqu'à ce que l'agente de bord nous tende le menu. Une collation offerte sur un vol de 2h? Viandes froides, fromage, salades, verre de vin serbe... Vive Air Serbia!

Une fois arrivés à l'aéroport de Belgrade, on s'est tout de suite dirigés vers notre transfert sur un autre vol d'air Serbia vers le Montenegro. On doit bien être les seuls dans la vie à faire une escale à Belgrade, mettons que ce n'est pas un hub des routes aériennes européennes! À la sortie de l'appareil, un gars de la sécurité (enfin, on présume: il était habillé comme vous et moi et ne portait pour tout identification qu'un badge plastifié) vérifiait scrupuleusement tous les passeports, envoyant le pauvre gars devant nous poireauter dans un coin... Par contre, quand il a vu nos passeports canadiens, il a fait une moue et nous les a rendus sans les regarder! On a jamais compris pourquoi... Déjà, à Belgrade, on se sentait davantage en voyage qu'à Paris: tout est en serbo-croate, il y a plein de Russes (le Montenegro est une destination vacances très courue des Russes), les habits des gens font nettement plus slaves (lire: un peu too much)...

Notre vol pour Podgorica (35 minutes) est arrivé et on s'est endormis dès qu'on a quitté la piste... seulement pour se faire à nouveau réveiller par l'agente de bord qui nous a donné des sandwichs! 100 points pour Air Serbia! Puis, on est arrivés à Podgorica : tu sais que c'est un petit aéroport quand tu débarques sur le tarmac, que ton avion est le seul arrivé à ce moment-là et que tu marches pour atteindre le bâtiment de l'aéroport! On a récupéré nos valises puis on est sortis. On s'est tout de suite dirigés vers l'information touristique pour savoir comment se rendre au centre-ville. On a rapidement compris qu'il n'y a pas de bus qui relie l'aéroport au centre-ville de Podgorica, et qu'il faudrait faire le trajet en taxi... pour 4,50 euros en tout! La fille de l'info touristique nous a gentiment commandé le taxi en question ("c'est moins cher que si vous allez dehors, ils demandent 10 euros!") et on l'a partagé avec une Taïwanaise qui se rendait aussi en ville.

Dans la ride de taxi qui a suivi, en compagnie du sympathique chauffeur qui ne parlait pas un traître mot d'anglais, on a alors pu découvrir Podgorica. Verdict: meh. Podgo ressemble à certaines villes moches des Stans, avec ses affreuses tours d'habitations soviétiques en béton. Définitivement pas un coup de coeur! On pensait y rester pour y marcher un peu, mais on s'est ravisés et on a plutôt choisi de passer le reste de l'après-midi à Cetinje, l'ancienne capitale du Montenegro. On est donc partis en bus vers ce gros village sis à 30 minutes de Podgo, via une route superbe dans les montagnes (le Montenegro est très montagneux!)

À Cetinje, on a marché dans la ville, question d'admirer les jolies rues, demeures, bâtiments, églises et monastères pour lesquels elle est renommée. Le temps orageux ajoutait à l'aspect dramatique de cette ville entourée de hautes cimes. Une fringale nous a menés au supermarché local, où nous avons acheté des chips au feta et au tzatziki. Assez bon! Puis, on s'est dirigés vers la gare pour prendre notre bus vers notre destination finale, Kotor, en écoutant la douce mélopée du gars des taxis qui gueulait les destinations des bus dès que l'un d'entre eux entrait en gare. Un vieux touriste finlandais nous a ensuite abordé pour nous dire qu'il n'y avait pas de bus vers Kotor parce que son guide n'en parlait pas. Sur les entrefaites, notre bus vers Kotor est arrivé... haha!

Et c'était reparti pour 2h de bus vers Kotor dans les montagnes, suivie d'une descente spectaculaire vers la mer adriatique! Au Montenegro, les montagnes plongent dans la mer: on vous laisse imaginer le paysage! Il a ensuite commencé à faire nuit et c'est dans le noir qu'on est arrivés à Kotor en début de soirée. Une fois sortis de la gare, on a passé par ce qui nous paraissait à prime abord comme un coin louche pour finalement se retrouver dans une rue sinueuse de la vieille ville médiévale où était situé notre hostel. Pas mal! Complètement crevés, on a été accueillis par un staff décidément surmotivé et trop sympathique! Old Town Hostel: une bonne adresse si vous allez à Kotor!

On avait réservé sur Internet la chambre double "deluxe" parce que c'était la seule chambre double qui restait à l'hostel et qu'on célébrait nos retrouvailles à Mémé et moi après avoir été séparés pendant 3 semaines (Mémé a fait un stage à Brest avant que je la rejoigne à Paris) On avait donc une super belle chambre, avec vue sur la place centrale de Kotor! Un peu bruyant par contre: la catédrale St-Tryphon d'à côté se laissait aller les cloches à chaque demie-heure! On a par contre eu de la misère avec la porte, que le proprio a dû défoncer pour qu'on puisse entrer haha!

On a terminé cette longue journée par une balade de nuit dans les rues de Kotor avant d'aller souper dans un excellent resto (cher, mais c'était nos retrouvailles!),  avec spécialités monténégrines (rôti de porc fourré et bouchées de porc style shashlik, avec plein de légumes!) 

On vous parle plus longuement de Kotor et sa baie magnifique dans la prochaine entrée de blogue! À bientôt!

jeudi 25 juin 2015

Paris

Bonjour! C'est François qui écrit pour débuter ce nouveau blog!

Je suis arrivé à Paris vers midi, après un vol à partir de Québec qui m'a paru assez court... Soit dit en passant, Air Transat, que je prenais pour la première fois, m'a paru un peu cheap comparé aux autres compagnies d'aviation qu'on a pris... Repas acceptable (sans plus), déjeuner continental qui s'est révélé n'être au final rien de plus qu'un pain gras aux bananes, et jusqu'aux télés (uniquement centrales, pas intégrées dans le siège) qui diffusaient le film absolument inconnu et ô combien passionnant  "Histoire de dauphin 2"!... Un peu décevant! En tout cas...

À Paris, Mémé m'attendait à la sortie du terminal. Comme c'était elle qui se chargeait de nous repérer dans Paris, je l'ai donc suivie pour qu'on prenne le bus qui devait nous mener vers le quartier de Paris où habite une amie qui devait nous héberger pour la nuit. Après avoir marché 2 terminaux, on a fini par trouver l'arrêt de bus. Quand ce dernier est enfin arrivé, le chauffeur nous a alors fait savoir qu'on allait devoir retourner avec lui au terminal 3, c'est-à-dire d'où on venait, afin d'attendre un autre bus!

De retour au terminal 3, on a assisté à un joute verbale entre le chauffeur et un gars quelconque au sujet dudit trajet de bus justement... Ça s'est terminé par le gars qui arrache une affiche du mur en pestant contre le chauffeur! Seulement en France! :) En même temps, on nous a dit qu'ici, contrairement à bien des places sur Terre, se fâcher et s'engueuler peut aider à ce que le service que l'on espère obtenir et qu'on nous refuse puisse finalement se réaliser... En tout cas, on ne sait pas si ça marche vraiment, mais c'est bien le contraire du Québec, où être gentil et aimable ouvre souvent bien plus de portes que de gueuler!

Quand notre bon bus est finalement arrivé, on en a eu pour une bonne heure de trajet à travers la banlieue parisienne, où nous avons roulés entre coquettes maisons sises sur des rues aux noms improbables et laids HLM décrépits. Puis, nous sommes entrés dans la ville même via la porte de Vincennes, et sommes débarqués un peu plus loin. 5 minutes de marche et 5 étages de raide escalier plus tard, nous arrivions à l'appartement où notre amie Dom loge à Paris, dans un vieil immeuble. Drôle d'endroit: les pièces sont petites, exiguës et surchargées de milliers d'objets! Il faut dire que l'appart dans lequel Dom loue une chambre est en fait celui d'un monsieur de 60 ans, assez "ramasseux" et un peu freak sur les bords (il y avait des papiers partout indiquant aux autres colocs - car il y a aussi un autre coloc en plus de Dom - les choses à faire et à ne pas faire!). Également, à Paris, les logements sont petits, parce que c'est très cher!

Pour la petite histoire, Dom travaille comme volontaire à l'Association France-Québec, un organisme qui promeut les échanges entre le France et le Québec à différents niveaux. Elle devait initialement demeurer 2 ans à Paris, mais au terme de la première année (qui est actuellement écoulée) on lui a indiqué que son poste serait aboli, question de budget. Elle termine donc actuellement son contrat et évalue les options qui se présentent à elle pour l'avenir, peut-être même à Paris!

Après une bonne douche pour ma part, Dom a entrepris de nous faire visiter un peu Paris. Mais avant tout, petit arrêt à la boulangerie du coin pour reprendre des forces (il était 16h et je n'avais pas dîné). En chemin, par contre, il était essentiel de zigzaguer entre les crottes de chien! J'étais déjà venu à Paris quand j'avais 16 ans, soit il y a 11 ans (!!). Certaines choses ont changé, d'autres pas: les crottes de chien sur les trottoirs sont un bon exemple de l'immuabilité de certains aspects de la réalité parisienne!

Ensuite, direction le métro, où il fallait acheter des tickets. Opération simple qui a pris une tournure complexe quand Mémé a, par mégarde, acheté le mauvais type de billets à la machine. On est donc allés voir auprès de la guichetière s'il était possible de les changer pour les bons tickets: c'est le même prix, mais pas le bon type.

Guichetière: Mais bien sûr que c'est possible. Vous n'avez qu'à remplir le formulaire (elle nous donne une feuille mal photocopiée).
Mémé: Ah? Et comment ça marche?
Guichetière: Ben, vous le remplissez et vous l'envoyez à l'adresse indiquée.
Mémé: Par la poste?
Guichetière: Oui. Et après, on vous envoie votre remboursement par la poste.
Mémé: Euh... Ok... Et vous pouvez nous envoyer le remboursement au Québec?
Guichetière: Ah non, seulement en France. Il faut une adresse en France.
Mémé: Ah... Et pour nos bons tickets?
Guichetière: Rachetez-en d'autres!

On comprend ici que la poste française risque peu de faire faillite comme chez nous. Bref, Dom va donc s'occuper de toute cette paperasse pour nous comme elle a une adresse en France. Tout ça pour 14 euros! On a eu de la chance tout de même: avoir affaire à la légendaire bureaucratie française dès nos premiers instants à Paris! Mais comme le souligne si bien Dom, il est déjà excellent qu'il existe une possibilité de remboursement! Enfin, on verra bien!

Dom voulait nous faire découvrir le joli quartier du Marais. On est donc sortis au métro Bastille, et on a ensuite beaucoup marché dans les rues et les places du quartier, passant en chemin par la place de la République, quelques parcs et un beau marché public. Comme il faisait beau, on a fait comme tout le monde et on s'est arrêtés près d'un canal à l'eau verte pour profiter du soleil et relaxer un peu. Après un moment, on s'est ensuite dirigés vers un resto chinois du quartier, que Dom nous avait décrit comme étant bon et pas cher (effectivement!) On y a été rejoints par une amie de Dom, qui travaille également à l'Association France-Québec. Ça a été un repas très agréable, qui a été pimenté par l'arrivée de deux femmes à la table d'à côté. À un certain moment, l'une d'entre elles s'est retournée vers moi et m'a dit, avec un accent français : "Oh vous êtes du Québec! Il est trop bizarre votre accent, il me fait rire!" Une phrase qui a été accueillie à notre table par un rire nerveux et des visages autrement impassibles... Hey, on ne rit pas impunément de l'accent québécois! Puis, la femme s'est mise à rire et nous a répondu, avec un accent québécois qui ne laissait aucune doute sur sa véritable nationalité qu'elle vivait en France depuis longtemps et qu'il ne fallait pas hésiter à rabrouer le malotru qui s'aviserait de critiquer notre accent! Elle nous avait bien eus! :)

Une fois rassasiés, Dom nous a dit qu'elle nous amènerait manger un gelato excellent dans St-Germain. On s'est donc remis à marcher. En chemin, on est passés devant la cathédrale Notre-Dame, que nous sommes allés visiter en bons touristes! On a ensuite longé la Seine avant de s'aventurer dans le dédale des rues de St-Germain, où on a dégusté l'exquise crème glacée promise!

Il se faisait tard (10h PM) et comme on partait tôt le lendemain pour le Montenegro, on a donc laissés l'amie de Dom et on est repartis en bus vers  l'appart de Dom. Pour ma part, c'est le moment où je n'étais plus capable de supporter mon décalage horaire! J'avais lutté contre le sommeil toute la journée, mais là, j'étais complètement crevé et je me suis endormi dans le bus! C'est donc somnolent que je suis revenu chez Dom,  où on devait encore faire nos sacs pour le lendemain!

Le Montenegro pour bientôt!