lundi 11 janvier 2016

Tirana, suite et fin

Salut tout le monde! c'est François aux commandes!


Dès 6h, c'était le branle-bas de combat dans notre chambre à Himara, et, à 6h45, on était sur la route à scruter l'horizon à la recherche du bus qui devait nous ramener à Tirana. Comme personne n'avait d'information fiable sur l'heure où il passerait et qu'on devait absolument prendre ce bus, on n'avait donc pas le choix d'être là très tôt. Sans grand espoir, on a demandé à un vieux monsieur qui passait par là s'il savait à quelle heure le bus passait. Ne le sachant pas lui-même, il s'est cependant fait un point d'honneur de le demander à tout le monde! Un genre de consensus a fini par émerger voulant que le bus sera là "autour de 7h30". Soudain, un bus arrive! Je l'arrête en agitant les bras, le bus stoppe, le chauffeur nous ouvre la porte... pour finalement nous annoncer que ce n'est pas le bon bus. Il y a très peu de bus qui passent ici: quelles sont les chances que ça arrive?!?!


Puis, à 7h15 (une chance qu'on était là plus tôt!!), un bus avec un écriteau "Tirana" tourne le coin. Yes! On s'est donc installés dans l'autobus surchauffé (pas d'air climatisé, naturellement), devant une vitre pleine de buée. On a quand même pu admirer le magnifique paysage de la Riviera albanaise en dégustant notre déjeuner classique de voyage: du pain avec du beurre d'arachide! (ben quoi? on n'a pas à chercher de restaurant, c'est simple, ça se mange partout et surtout c'est soutenant! C'est parfait!)



Après un moment, le bus s'est mis à grimper et à quitter la mer pour entrer dans le parc national de Llogorada, niché dans des montagnes couvertes de forêt. On a fait un arrêt pour manger dans une halte routière, où il faisait bien plus frais! Le véritable intérêt de l'endroit était, à mon avis, la grande fresque communiste peinte à même la falaise près de l'auberge! Apparemment, la région avait été un nid de partisans durant la 2e guerre mondiale, et la fresque célébrait de manière grandiose les exploits de ces soldats.



On est ensuite retournés vers la mer, qu'on a longé jusqu'à la ville assez moche de Vlorë. Mémé a gentiment laissé sa place à un vieux papy à casquette, mais sinon, le trajet entre Vlorë et Tirana était long et présentait peu d'intérêt. À un certain moment par contre, on a vu un train: ils roulent donc encore! En effet, l'Albanie a un réseau extrêmement vétuste de chemins de fer, qu'on aurait bien aimé essayer! Cela dit, on s'était fait dire que c'était non seulement lent et peu pratique, mais aussi que la plupart des trains étaient maintenant hors service... Dommage! Fait cocasse: le réseau ferroviaire albanais (du moins ce qu'il en reste) a la particularité de n'être relié à aucun pays des environs. Étonnant donc qu'il ait seulement été construit, considérant le fait que le pays est minuscule!



Enfin, après 6h de route, on est arrivés à Tirana vers 13h. On a dîné dans un petit resto où les pâtes étaient assez ordinaires, puis on st retournés vers l'hostel où on avait séjourné quelques nuits plus tôt. Dès qu'on a passé la porte, on a été accueillis comme si on revenait à la maison! Le sympathique staff était tout content de nous revoir! On s'est reposés un peu dans la cour intérieure, puis on a fait quelques achats en vue de ramener des cadeaux albanais! Ensuite, on s'est rendus à la poste pour envoyer des cartes postales: une employée bête a tassé sans ménagement une madame pour nous donner des timbres. Merci pour le service, mais bon, on aurait pu attendre!


Comme il nous restait quelques heures, on a décidé d'aller marcher vers le grand parc de la ville en passant via le quartier trendy de Blloku. Naturellement, je n'ai pas pu empêcher Mémé de manger de la crème glacée à saveur de kiwi au même stand où nous avions été lors de notre visite précédente à Tirana! Mémé la folle dépensière a aussi grevé nos finances en achetant un jupe pour la somme outrageuse de 6$!



En marchant, on est passés devant un édifice officiel où on nous a fait signe de nous écarter, dangereux terroristes que nous sommes! Puis, on s'est baladés dans le grand parc le long d'un lac artificiel, où il y avait beaucoup de joggers décidément trop habillés pour le climat et pour ce genre d'activité (qui court en hoody quand il fait 30 degrés??)



Après un bon moment à nous emplir les poumons d'air pur, on a replongé dans le brouhaha de la ville via la très stalinienne place Nënë Teresa (on se serait cru à Tiananmen). On a aussi pu admirer la version locale du McDonalds, le Kolonat! On a continué à marcher un bon moment afin de trouver un resto où dépenser les quelques leks qui nous restaient. En effet, on quittait le pays le lendemain, et on s'entend que les leks ne sont pas la monnaie la plus prisée au monde! Après de longues recherches infructueuses (tout était trop cher!), on est finalement retournés au resto de gjiros de la dernière fois. C'était un excellent choix: j'ai dévoré mon excellente assiette de shish taouk avec légumes et salade, alors que Mémé a été rapidement rassasiée par son hot dog au tzatziki et son énorme salade grecque!


De retour à l'hostel, on a préparé nos sacs pour le lendemain tout en discutant avec les deux Australiennes d'origine asiatique qui partageaient notre chambre. Elles nous disaient qu'elles ne verraient que Tirana de leur séjour en Albanie: quel dommage, sachant qu'il s,agit d'un pays extraordinaire! J'ai terminé la soirée en écrivant le blog dehors, avant qu'on aille dormir pour notre dernière nuit dans les Balkans!



À bientôt!

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