lundi 11 janvier 2016

Paris, la suite

Salut! C'est toujours François (quelle surprise!)


On a déjeuné tôt ce matin-là, car on prenait notre vol Tirana-Paris vers 10h... Ce fut l'occasion de faire nos adieux à Karine et à son copain, les deux Français qui travaillaient à l'hostel, et qui s'étaient levés d'avance uniquement pour nous parler un peu avant notre départ! Quand on vous dit qu'on a été bien accueillis! On s'est ensuite déplacés vers la place centrale afin de prendre le bus pour l'aéroport de Tirana On a fait le chemin avec un Français qui venait de passer un long week-end en Albanie, grâce à un vol au prix dérisoire à partir de Paris. Les Européens ne mesurent pas leur chance de pouvoir s'envoler pour une fin de semaine dans un pays étranger, sans que les coûts soient élevés ni que les distances ne soient très grandes! Au départ du Québec, les escapades d'une longue fin de semaine se limitent pas mal à d'autres villes canadiennes ou aux États-Unis, et on n'a pas les mêmes vols low-cost!



Le bus nous a déposé à l'aéroport Mère Teresa (décidément, elle est partout!), un bâtiment moderne mais minuscule! Nous étions l'un des deux seuls vols à décoller ce matin, c'est vous dire! D'ailleurs, on comptait initialement se rendre 3 h d'avance à l'aéroport, mais le gérant de l'auberge de jeunesse de Tirana avait éclaté de rire en nous disant qu'avec deux heures, on serait bien d'avance. "It"s very, very small!" haha! Une fois l'enregistrement complété (5 minutes), on a dépensé nos derniers leks à l'épicerie de l'aéroport (le CONAD), on a passé la sécurité (5 minutes) et, 20 minutes après notre arrivée, on attendait notre vol pour Paris.



L'avion est arrivé en retard mais personne ne s'en est formalisé... de toute manière, nous n'étions que quelques passagers! C'est devenu assez évident quand on est embarqués dans l'avion, qui était presque vide! À preuve, ce message du commandant de bord peu avant le décollage: « Merci de ne pas changer de place pour ne pas compromettre l’équilibre de l’avion »! La compagnie low-cost avec laquelle on voyageait, Transavia, n'avait ouvert la route Paris-Tirana que quelques semaines plus tôt, en pariant sur la popularité grandissante de l'Albanie pour les touristes. On espère qu'ils rentreront dans leur argent! 


Par le hublot, on a revu en 30 minutes le trajet qu’on a mis 3 semaines à faire, tellement les distances parcourues avaient été courtes! Après 3h de vol, on est arrivés à Paris Orly, où il faisait beaucoup plus frais et nuageux! Après trois semaines de chaleur et très peu de pluie, ça contrastait! On a ensuite pris le tramway pour revenir en ville. Une fois arrivés au terminus par contre, le temps de ramasser nos sacs, on n'est pas parvenus à sortir à temps, les portes se sont fermées et le tramway s'est ébranlé afin de retourner vers l'aéroport! On a donc cogné à la porte du chauffeur, un grand Noir qui nous a jeté un regard exaspéré ("ah, les touristes")! Finalement, il était super fin et nous fait sortir un peu plus loin!



On devait ensuite prendre le métro vers le centre mais on avait faim alors on a mangé dans un petit resto vietnamien très correct, situé dans la station. Puis, on a pris le métro jusqu'à Bir Hakeim, question que Mémé puisse voir la Tour Eiffel (j'avais moi-même visité l'endroit lors d'un précédent voyage à Paris, en 2004). Naturellement, il y avait énormément de touristes et de vendeurs de mini-tours Eiffel et selfie-sticks partout! L'endroit demeure un incontournable, mais par moment ça donne un peu l'impression d'un cirque tellement il y a du monde qui se font prendre en photo partout! Et les files d'attente pour monter en haut de la tour sont interminables! Déjà que c'est très dispendieux alors qu'on admire très bien la tour d'en bas... Vous devinez qu'on ne s'est pas laissés tenter! On s'est par contre amusés à observer le flot constants des touristes en s'asseyant sur un banc près de la "pelouse" (ou ce qu'il en reste après le passage de milliers de personnes dessus chaque jour) du champ de Mars. Outre l'omniprésence de groupes de touristes chinois, on a observé qu'il y avait aussi plusieurs familles indiennes en vacances, preuve indirecte s'il en est une que ce pays, lentement mais sûrement, s'enrichit de plus en plus...



On a ensuite effectué une balade dans le quartier, où on a pu voir certains classiques de Paris: Quai d’Orsay, Invalides, la Seine… Dommage qu'il pleuvotait! On est ensuite revenus en métro chez mon amie Dom où nous dormions encore pour les 2 prochaines nuits. On est allés acheter des croissants à la boulangerie toute proche de son appart en prévision du lendemain, et c'est là qu'on a croisé Dom par hasard! Une fois revenus chez elle, on a déposé nos affaires et on est partis faire des emplettes au supermarché pour le souper, sous la pluie. On a ensuite fait un « pique-nique » chez Dom dans son appart, avec son amie Catherine (l'autre Québécoise qui travaillait à l'Association France-Québec). On comptait initialement aller dans un parc, mais la pluie avait eu raison de nous! C'était vraiment une agréable soirée!



Le lendemain, on s'est offerts le luxe d'une grasse matinée! Il faut dire qu'on ne s'était pas levés tard depuis notre premier passage à Tirana, environ une semaine plus tôt! On a mangé de succulentes viennoiseries françaises pour déjeuner, puis on est partis. On s'est d'abord promenés dans le génial parc de la Coulée verte, un havre de verdure créée sur une ancienne emprise de chemin de fer. La Coulée verte devient ensuite la Promenade plantée, qui est en fait une promenade surélevée avec de jolis jardins... À faire si vous allez à Paris et voulez sortir du circuit touristique habituel! 



Il faisait un peu nuageux et - drame - Mémé avait oublié la crème solaire à l'appart! Comme nous étions déjà loin, il m'a fallu user de persuasion pour convaincre Mémé que, vu le temps couvert, ce n'était pas bien grave si, pour une journée, nous n'avions pas de crème solaire! "Oui, mais les rayons UV passent quand même à travers les nuages, c'est dangereux!" C'est dur, de sortir avec une étudiante en médecine!


Une fois ce questionnement existentiel passé, on a quitté la Promenade plantée pour se balader dans le cimetière du Père Lachaise. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est le cimetière le plus célèbre de Paris, une cité de magnifiques mausolées où sont enterrés certains des citoyens les plus illustres de la ville (voire de France). Ça nous faisait penser au cimetière de la Recoleta, à Buenos Aires, qui en est d'ailleurs inspiré!


Je gossais Mémé depuis notre arrivée en France afin qu'on aille manger dans un bistro, et c'est donc ce qu'on a fait ce midi-là, une fois sortis du cimetière. Au menu: un excellent confit de canard avec gratin dauphinois! On a jasé un moment avec les sympathiques gérants d'origine algérienne qui tenaient le restaurant: dès qu'ils ont entendu qu'on venait du Québec, on a eu droit à plein de questions! Parenthèse: ce qu'il y a de bien avec des compatriotes francophones, c'est de relever les expressions différentes des nôtres! À Paris, on a particulièrement apprécié le "Ça a été?" que les serveurs nous lançaient systématiquement à la fin du repas! Vous connaissiez? Pas nous! 


Une fois rassasiés, on a marché vers Montmartre via le quartier multiculturel de Belleville. En chemin, on a croisé un camp de réfugiés temporaires dans un petit parc. On entend beaucoup parler des réfugiés (notamment syriens) qui fuient vers l'Europe, mais pour nous Québécois ça demeure un peu abstrait... Là, en plein coeur de Paris, ce camp venait nous rappeler concrètement cette difficile réalité... À force de marcher à travers les jolies rues (je ne vous apprends rien en vous disant que Paris est une ville magnifique), on a fini par arriver au Sacré-Coeur. Mémé, qui n'y avait jamais été, était très excitée à l'idée de retrouver plonger dans le décor d'une des scènes célèbres d'Amélie Poulain! Il y avait juste un tout petit peu plus de touristes par contre... et naturellement, des vendeurs à la sauvette vendant des breloques et des selfie-sticks. D'ailleurs, un groupe de grands gars s'est approché pour nous faire un collier (en fait, pour nous poser de force un collier sur le bras), mais on a réussi à les esquiver habilement, le tout avec un regard de la mort de la part de Mémé! On a gravi les marches, admiré la vue sur Paris et visité le Sacré-Coeur en tant que tel, puis on a descendu la colline par les petites rues de Montmartre. On s'est retrouvés dans Pigalle et ses boutiques osées. On a pris une photo devant le Moulin rouge (un autre film ayant marqué Mémé!), puis on a continué à marcher vers l'Association France-Québec, où on devait rejoindre Dom et Catherine. En chemin par contre, on a eu droit à des collations aux fruits gratuites (il y avait un événement promotionnel), au grand bonheur de Mémé!



L'Association France-Québec est un organisme qui promeut les relations entre le Québec et la France dans tous les domaines, dans la mesure de ses budgets limités! Dom et Catherine nous ont fait visiter leurs minuscules locaux, dans le sous-sol d'un bel édifice. Puis, on est partis ensemble marcher dans le quartier. On a fait un arrêt pour admirer l'Arc de triomphe, avant de s'engager sur l'avenue des champs Élysées toute décorée de drapeaux en vue du défilé militaire qui devait s'y tenir bientôt (le 14 juillet approchait!) On a fait un petit détour pour passer devant l'Ambassade du Canada, située à un jet de pierre des champs Élysées (le bâtiment doit valoir une fortune!) On a ensuite pu voir l'Obélisque et le Louvre. Avec tout ça, on avait vu en une journée une bonne partie des must de Paris!



Il se faisait tard et on a suivi Dom et Catherine dans Belleville, où on a mangé dans un excellent resto indien! Plus tard en soirée, on est revenus à pied et en métro vers chez Dom. Le soir, dans Belleville, Paris ne semble pas la ville la plus sûre du monde, disons! Une fois revenus, on s'est endormis rapidement, en vue de notre dernière journée en France le lendemain, qu'on comptait passer à Versailles!

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